Quatre itinerari pour découvrir la Toscane en septembre, entre hautes montagnes, paysages côtiers, anciennes terrasses et témoins de la civilisation étrusque.
Marcher en Toscane en septembre, 4 itinéraires inoubliables
Septembre est l’un des meilleurs mois pour marcher en Toscane.
La chaleur la plus intense de l’été laisse place à des températures généralement plus clémentes et les paysages adoptent un visage différent, des hautes dorsales des Apennins à la côte, jusqu’aux campagnes de la Valdichiana.
En cette période, on peut choisir des itinéraires très différents les uns des autres, en alternant montagnes, forêts, pinèdes littorales et lieux où la nature et l’histoire se rencontrent. Voici quatre parcours qui racontent justement cette variété !
1 – Punta Buffanaro, sur la crête de l’Appennino
Un long itinéraire en boucle au cœur de l’Appennino Tosco-Emiliano, entre le Lago Paduli et les hautes dorsales qui séparent la vallée de Torsana de celle de Camporaghena.
Le parcours atteint successivement trois élévations importantes, le Monte Acuto, la Punta Buffanaro et le Monte Alto, alternant sentiers de crête, portions boisées et quelques passages équipés particulièrement panoramiques.
Ph: Gettyimages/Patrizia-Molinari
L’ascension démarre près de la diga di Lagastrello, sur le Lago Paduli.
Le sentier 659A conduit vers la Foce di Torsana, puis le parcours s’emboîte sur le sentier 00, suivant la crête en direction de la Sella di Monte Acuto.
La première cime de la journée est le Monte Acuto.
Depuis le sommet, on revient ensuite vers la selle pour aborder l’un des tronçons les plus intéressants de la randonnée : la traversée des Groppi di Camporaghena.
Le sentier parcourt la crête avec quelques passages équipés et offre de larges vues sur les montagnes environnantes.
Terminant les Groppi, le sentier rejoint la Sella di Monte Buffanaro et se poursuit vers la Punta Buffanaro.
La traversée continue donc sur la même direction de crête, revenant à toucher les Groppi avant de se diriger vers la troisième élévation de l’itinéraire, le Monte Alto.
Du Monte Alto l’itinéraire perd de l’altitude vers le Passo di Pietratagliata.
À proximité du col se trouve un autre tronçon équipé qui, par rapport à ceux rencontrés précédemment, présente des caractéristiques plus exigeantes.
Il est donc possible de le contourner en empruntant une trace alternative qui passe un peu plus bas que la crête.
Atteint le Passo di Pietratagliata, le parcours quitte la crête et se dirige vers la localité Ghiaccioni.
Ici on rejoint le sentier 659, qui accompagne la partie finale de la boucle.
Le tracé atteint d’abord le Lago Acuto et le Rifugio Sarzana, puis se poursuit vers le point de départ.
Juste dans la partie finale, on rencontre encore une montée significative : le tronçon entre Ghiaccioni et le Rifugio Sarzana présente une pente soutenue et peut s’avérer particulièrement fatiguant après de nombreux kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé accomplis.
De là, le sentier continue jusqu’à refermer la boucle près de la diga di Lagastrello.
Il s’agit d’un itinéraire très varié, caractérisé avant tout par la spectaculaire succession des crêtes entre Monte Acuto, Groppi di Camporaghena, Punta Buffanaro et Monte Alto.
Une traversée apenninique à grande envergure, où l’effort du parcours est accompagné par des panoramas ouverts et par une alternance continue entre forêt, crête et environnements d’altitude.
2 – San Bartolomeo : entre murs de pierre sèche et panoramas sur l’île d’Elbe côté ouest
Un itinéraire dans le paysage le plus authentique de l’île d’Elbe côté ouest, entre les terrasses agricoles de l’intérieur de Pomonte, la maquis et les ruines de l’église romane de San Bartolomeo.
Le parcours permet de découvrir un versant de l’île loin des stations balnéaires les plus fréquentées et d’observer de près les traces laissées par l’agriculture antique sur l’île.
Ph: Gettyimages/Dennis-Wegewijs
Le départ se fait à Pomonte, village dominant le versant ouest de l’île et surplombé par le massif imposant du Monte Capanne.
Depuis la partie haute du bourg, on emprunte le sentier 104, qui gagne immédiatement de l’altitude en s’éloignant des maisons.
La montée traverse un environnement profondément modelé par le travail des hommes : sur les pentes du Monte San Bartolomeo, en effet, pendant des siècles, ont été aménagés des terrasses soutenues par des muretti a secco, indispensables pour obtenir des surfaces cultivables sur les versants granitiques escarpés.
À mesure que l’on grimpe, le panorama sur Pomonte s’élargit de plus en plus.
La vallée apparaît comme un grand amphithéâtre naturel ouvert sur la mer, tandis que, parmi la végétation, on distingue encore de nombreux lopins autrefois destinés aux potagers, vergers et surtout vignobles.
La montée se poursuit jusqu’à atteindre, vers 470 mètres d’altitude, l’intersection avec le sentier 103.
À partir de ce point, on peut continuer vers Chiessi, entrant dans la partie la plus haute de l’itinéraire. Peu après, le parcours atteint une bifurcation menant vers le plateau au pied du Monte San Bartolomeo, où se trouvent les ruines de l’ancienne église dédiée au saint.
Les ruines de San Bartolomeo constituent le principal intérêt historique du parcours.
La position est particulièrement suggestive car elle permet d’embrasser d’un seul coup d’œil les deux vallées qui s’ouvrent sur les deux versants de la montagne.
Après avoir atteint la zone de l’église, on revient sur le tracé principal et on commence à descendre en direction de Chiessi.
Atteinte la zone du Fosso dei Cotoni, le sentier 126 permet d’achever la boucle en revenant vers Pomonte.
Dans l’ensemble, il s’agit d’une randonnée d’environ 7 kilomètres, avec un dénivelé positif de plus de 500 mètres.
3 – Boucle de la Réserve des Tomboli entre Cecina et Bibbona
Cet itinéraire, entièrement plat, se déroule le long de la côte toscane, entre la pinède de Marina di Cecina, les milieux naturels de la Réserve des Tomboli et la plage qui relie le littoral de Bibbona.
Le parcours démarre près du front de mer de Marina di Cecina.
Ph: Gettyimages/StevanZZ
À partir de là, on entre dans la pinède et on commence à suivre l’étoffe dense des routes et des sentiers qui traversent la forêt côtière.
Le tracé demeure pratiquement à la même altitude tout au long du parcours, se déployant parmi les pins, avec de nombreuses possibilités de s’approcher de la côte et d’apercevoir la mer au travers de la végétation.
La pinède offre un cadre particulièrement caractéristique.
Dans la sous-bois, à certaines périodes de l’année, apparaissent de nombreuses floraisons de cyclamens sauvages.
À l’intérieur de la réserve toscane, le réseau de sentiers peut sembler d’abord complexe, avec de nombreuses voies qui se croisent entre les arbres, mais la signalétique permet de suivre relativement facilement l’itinéraire.
En poursuivant vers le sud, on atteint Bibbona, en entrant dans l’agglomération avant de se diriger à nouveau vers la mer.
La côte est atteinte près de Villa La Corallina, à partir de laquelle le parcours change complètement d’environnement.
Après le long tronçon en forêt, on commence en effet à marcher directement sur la plage, longeant le littoral vers le nord.
Cette étape représente l’un des moments les plus agréables de l’excursion, surtout lors des journées claires, lorsque la vue sur la mer s’ouvre entièrement et le contraste avec la pinède traversée est particulièrement marquant.
Après avoir suivi la plage sur une distance, on revient vers la zone de la Réserve des Tomboli et on reprend le réseau de routes et sentiers à l’intérieur de la pinède.
Le parcours reprend ensuite vers le nord, en traversant le bois jusqu’à atteindre Marina di Cecina et le point de départ, complétant ainsi la boucle.
4 – Toscane antique : la campagne de Chiusi et les tombes étrusques de Poggio Renzo
Un itinéraire entre campagne toscane, paysages lacustres et témoignages de la civilisation étrusque, le long des routes rurales qui partent de Chiusi vers le Lac de Chiusi.
Le parcours traverse la zone archéologique de Poggio Renzo, l’une des principales zones funéraires de l’antique cité étrusque, où des hypogées monumentaux et des tombes creusées dans la colline s’insèrent entre les champs et les collines de la Valdichiana.
Ph: Gettyimages/krblokhin
Le point de départ se situe près de l’intersection menant vers le Lac de Chiusi.
De là, on suit brièvement la route en direction de Chiusi, puis on s’engage sur une voie secondaire signalée vers le lac.
Après les premières habitations, le parcours change de direction et traverse la campagne au nord de la ville, suivant une route rurale qui s’enfonce entre cultures, domaines et petits noyaux agricoles.
On poursuit sans emprunter les nombreuses routes secondaires menant vers les exploitations, en conservant la direction principale vers le lac.
Après environ deux kilomètres, on traverse le secteur de Poggio Renzo.
Parmi les tombes étrusques à visiter, se distingue la Tombe de la Singe, l’un des hypogées étrusques les plus connus de la région.
À proximité se trouve aussi la Tombe du Lion, qui porte le nom des représentations de félins autrefois ornant l’entrée.
Le parcours se poursuit vers les hauteurs supérieures de Poggio Renzo, atteignant le point culminant de l’itinéraire avant de commencer progressivement à descendre.
Depuis la route et les portions ouvertes de la campagne s’offrent des vues de plus en plus larges sur le territoire environnant.
Le paysage archéologique cède progressivement la place à la campagne cultivée et aux zones rurales qui entourent le Lac de Chiusi.
En s’approchant du Lac de Chiusi, les collines laissent la place à des milieux agricoles plus ouverts de la Valdichiana et à la présence du plan d’eau, créant un contraste intéressant avec la partie archéologique traversée dans la première section du parcours.