Emilia en plein air : 5 randonnées panoramiques en montagne

10 août 2026

Même en été, on peut marcher à l’ombre entre les montagnes des Apennins émilien : crêtes, lacs glaciaires, forêts historiques et sommets panoramiques le long des sentiers CAI

Émilie à la recherche de fraîcheur : 5 randonnées en montagne

L’Apennin émilien se déploie le long d’une dorsale frontière où se croisent des milieux très différents les uns des autres: des crêtes venteuses, des forêts historiques, des lacs d’altitude et de vastes prairies façonnées au fil des siècles par l’homme et par la nature.

C’est un territoire de transition, suspendu entre l’Emilie-Romagne et la Toscane, où les sentiers traversent des paysages encore en grande partie intacts.

Voici 5 promenades au frais durant l’été en Emilie entre montagnes et panoramas.

1 – Ascension du Monte Cusna, le toit de l’Émilie

Avec ses 2.121 mètres d’altitude, le Monte Cusna est la seconde plus haute sommet de l’Apennin septentrional et de l’Émilie-Romagne.

Sa localisation offre des panoramas exceptionnels : par temps clair, le regard peut s’étendre de la plaine Padana jusqu’à la mer Tyrrhène.

L’itinéraire attraversa l’un des ambienti les plus fascinateurs de l’Émilie, caractérisé par de vastes pâturages d’altitude, des pentes rocheuses et des paysages encore largement intacts, à l’exception des installations de ski présentes dans la zone de Febbio.

La randonnée commence au Refuge Battisti (1.761 m), d’où l’on suit le sentier CAI 615 jusqu’au croisement avec le sentier 607.

À partir de ce point, on remonte la crête qui conduit progressivement vers le sommet, reconnaissable à la grande croix métallique connue sous le nom de « Croix du Géant », placée peu sous le sommet.

Le dernier tronçon présente quelques passages sur de petites roches et une exposition qui exige une foulée sûre et de l’expérience, raison pour laquelle il est conseillé aux randonneurs les plus entraînés.

Ceux qui préfèrent un parcours moins exigeant peuvent toutefois opter pour la variante qui suit le sentier 607A, se raccordant ensuite aux sentiers 617 ou 619, qui permettent d’atteindre le sommet avec un itinéraire plus simple et accessible.

2 – Boucle du Monte Prado entre Abetina Reale et crête tosco-emilienne

L’itinéraire prend son départ depuis les Case di Civago (1.046 m), accessibles depuis Pievepelago.

Après avoir laissé la voiture, on emprunte la piste qui suit le balisage 605, entrant immédiatement au cœur de l’Abetina Reale, une forêt historique de la Vallée di Dolo.

En poursuivant le long de la vallée, on rejoint l’ancienne scierie de l’Abetina Reale, aujourd’hui transformée en refuge à 1.400 mètres d’altitude, point d’arrêt caractéristique.

Da qui il paesaggio inizia a cambiare gradualmente: la vegetazione si dirada e il sentiero si apre sulle pendici del Monte Prado, fino a raggiungere l’ampia insellatura di Lama Lite (1.781 m).

La salita prosegue verso il crinale, passando dalla Sella del Monte Prado (1.920 m), dove si incontra il sentiero di dorsale 00.

Da qui si affronta l’ultimo tratto verso la cima, lungo pendii ampi ed erbosi che conducono alla vetta del Monte Prado (2.054 m).

La traversata prosegue poi lungo la cresta, tra ambienti modellati da pascoli d’alta quota e vegetazione di mirtillo, fino a raggiungere la Bocca di Massa (1.816 m).

Qui si abbandona la dorsale e si inizia la discesa lungo il sentiero 633, che riporta verso la valle attraversando l’avvallamento di Sasso Fratto e risalendo poi nel bosco, fino a ricongiungersi alla strada forestale dell’andata.

3 – Lac et Refuge Bargetana depuis la Prise Haute

L’escursione prende avvio dalla Presa Alta (1.241 m), raggiungibile risalendo da Ligonchio lungo la piccola strada forestale che si inoltra nella Val d’Ozola.

Dopo un breve tratto su asfalto si imbocca il sentiero 639, che sale deciso all’interno della faggeta del bosco di Soraggio.

La première partie du parcours est immergée dans un environnement dense et ombragé, où les épingles permettent de gagner rapidement de l’altitude jusqu’à atteindre la zone de liaison avec le sentier 633, qui devient la principale direttrice de la montée.

En progressant le long de ce tracé, on traverse une longue portion de forêt encore intacte, caractérisée par des clairières et de petites tourbières comme celle du « lac du Cerf ».

À mesure que l’on grimpe, la forêt se raréfie et le sentier s’approche progressivement du crête jusqu’à atteindre le Passo di Romecchio (1.681 m), d’où le regard s’ouvre vers la Garfagnana et les Alpes Apuanes.

Du passo on redescend sur le versant émilien en conservant le sentier 633, en contournant les flancs du Monte Ravaianda pour atteindre la zone du Refuge Bargetana (1.740 m), situé dans une cuvette herbeuse.

En poursuivant, on dévien sur une trace qui conduit au Lac de la Bargetana, incrusté dans une cuvette d’altitude au pied du Monte Cipolla et du Monte Prado.

Le petit lac, d’origine glaciaire, se présente comme un point particulièrement spectaculaire de l’ascension, entouré de pâturages et de silhouettes montagneuses qui ferment l’horizon.

La descente se fait ensuite en revenant vers le refuge et en empruntant le sentier 629A, puis en poursuivant sur le sentier 629.

4 – Sentier Nature de la Pierre de Bismantova

L’itinéraire part du Piazzale Dante, aux pieds de la Pierre de Bismantova, et atteint aussitôt l’auberge de l’Eremo, offrant une vue rapprochée sur l’imposante paroi orientale de la rupe.

Après l’Eremo, on entre dans une mule-track historique qui remonte le versant nord-ouest entre bosquets, masses cyclopiques et larges traces de glissements, dans un environnement fortement modelé par la géologie.

La montée se poursuit à travers clairières, anciens terrasses et zones rurales abandonnées jusqu’à Campo Pianelli, puis elle s’enfonce à nouveau dans le bois sur des sections plus raides, jusqu’à un passage sur roche qui précède la sortie sur le plateau sommital.

En altitude, se développe un parcours en boucle entre prairies et bords panoramiques, avec de grandes vues sur la paroi orientale et l’Eremo en contrebas.

Le retour se fait le long du sentier principal, en descente dans le bois sur des tronçons plus raides et glissants, jusqu’à rejoindre l’Eremo et fermer la boucle au Piazzale Dante.

5 – Les tourbières de la haute Val Parma

L’escursion se déroule dans la haute Val Parma, au sein du Parc des Cent Laghi, dans un environnement d’altitude modelé par l’action des glaciers et caractérisé par une concentration remarquable de lacs, tourbières et prairies.

Le point de départ est le parking du Refuge Lagoni (1.341 m), d’où l’on suit sur un court tronçon la route forestière jusqu’à croiser le sentier CAI 719.

Dès les premiers pas, le contexte s’ouvre sur un paysage typiquement apennin d’altitude, où bois clairsemés et clairières se succèdent à des surfaces humides et des prairies de mûres.

L’ascension se développe sur un rythme régulier autour du Monte Scala, en suivant un réseau de sentiers qui traversent un mosaïque naturel particulièrement rare à ces latitudes.

Le parcours conduit progressivement entre tourbières, zones marécageuses et anciens pâturages, témoignages d’une longue fréquentation pastorale qui a modellé le territoire au cours des siècles.

En quota, autour de 1.500 mètres, le paysage prend un caractère quasi nordique, avec de vastes étendues herbeuses et des miroirs d’eau incrustés parmi de douces ondulations morainiques.

L’itinéraire permet d’atteindre successivement plusieurs petits lacs et zones humides, qui constituent le cœur naturaliste de l’ascension.

Pour ceux qui désirent un parcours plus exigeant, une variante mène vers le Monte Matto via le sentier CAI 715A, suivant une ancienne mule-route de crête qui mène jusqu’au Passo di Badignana (1.680 m).

À partir de là, le chemin s’intègre à l’Alta Via des Parcs, qui permet de poursuivre vers les sommets les plus élevés de la région, dans un contexte toujours plus ouvert et panoramique.

Infos utiles et suggestions d’itinéraires sur le site de l’Office de tourisme

 

 

Livia Santoni

Livia Santoni

Je parcours la Corse pour raconter ses sentiers, ses villages et les histoires qui façonnent son identité. À travers mes articles, je cherche à transmettre un regard curieux et respectueux sur le patrimoine, la nature et celles et ceux qui font vivre l’île.