Le Cervin des Apuanes : la via ferrata qui mène au Pizzo d’Uccello

13 août 2026

Bref mais technique, le parcours équipé qui part d’Equi Terme mène au sommet le plus majestueux de l’Apennin, entre voies de lizza, carrières de marbre et panoramas sur les vallées apuanes.

Il existe des montagnes qui s’imposent par leur hauteur et d’autres qui frappent par leur silhouette.

Le Pizzo d’Uccello appartient à la seconde catégorie: flancs élancés, profil affûté, une présence qui lui vaut le surnom de Cervino des Alpes Apuanes.

Le gravir via le parcours équipé qui part d’Equi Terme signifie s’engager dans un itinéraire court mais technique, où le dénivelé compte moins que la qualité de l’environnement traversé.

Un environnement unique dans le panorama italien

Les Alpes Apuanes constituent un territoire riche en éléments d’intérêt.

Des massifs tels que le Monte Pisanino, le Monte Forato et le même Pizzo d’Uccello s’alterneraient avec des moraines, des blocs erratiques et des vallées profondes, tandis que le paysage se complète par des phénomènes de karst et de dolines.

Les attractions touristiques les plus directement accessibles ne manquent pas: la Carcaraia, le Monte Altissimo, le Monte Sagro, l’Altopiano della Vetricia, l’Antro del Corchia, l’Orto Botanico “Pietro Pellegrini”, les Marmitte dei Giganti, l’Oasi Lipu, le Musée de Casola et celui de Pruno.

La flore comprend maquis méditerranéen, chênaies, charmes, forêts mixtes et châtaigniers, jusqu’aux prairies d’altitude.

La faune n’est pas en reste: renards, blaireaux et surtout les rapaces, véritables maîtres des espaces silencieux des Apuanes.

Le départ d’Equi Terme

Le parcours commence à Equi Terme, village célèbre pour ses sources sulfureuses et pour son établissement thermal.

Toujours à Equi se trouvent deux grottes importantes, la Tecchia di Equi et la Buca d’Equi.

D’ici on s’oriente jusqu’à s’enfoncer dans le Solco d’Equi.

En approchant d’une barrière à environ 400 mètres d’altitude, on abandonne la voiture, on franchit le torrent sans difficulté et on poursuit en montée le long d’une ancienne voie de lizza.

Les voies de lizza sont des routes typiques des Alpes Apuanes, celles sur lesquelles les blocs de marbre étaient transportés sur une luge de bois.

En suivant ce tracé, bordé d’une végétation prospère, on arrive près de quelques bâtiments de carrière.

Le parcours équipé vers la Foce di Giovo

En suivant la carrière de marbre on passe devant la Casa dei Vecchi Macchinari, puis on s’engage sur un sentier balisé qui coupe en diagonale les pentes boisées.

Da qui parte il percorso attrezzato numéro 190 “D. Zaccagna”, qui porte jusqu’à la Cresta di Nattapiana, à la Foce di Lizzari, à 1250 mètres.

Pour la sécurité, l’itinéraire suit ensuite le sentier équipé numéro 191 “M. Piotti”, qui conduit à la Foce di Giovo, à 1500 mètres, dans une zone riche de prairies verdoyantes.

C’est un territoire offrant une vue large sur les vallées et les montagnes environnantes: Monte Pisanino, Monte Cavallo, Monte Contrario.

Le sommet et le retour

Depuis la Foce di Giovo on atteint enfin le sommet du Pizzo d’Uccello, à 1781 mètres, sans risques et avec peu d’effort.

Pour la descente, il faut atteindre la Foce del Giovetto, puis s’orienter vers la Crête de Capradossa.

Après peu de temps démarre le parcours équipé « Tordini-Galligani », qui ramène vers les pentes de la montagne. On poursuit ensuite le long d’un sentier qui repasse près de la Casa dei Vecchi Macchinari, retrouvant le Solco d’Equi.

Cette montagne se laisse approcher de tous côtés grâce aux via ferrate qui la dotent d’équipements, et c’est précisément là son charme: un sommet imposant qui offre sa beauté à ceux qui savent se déplacer avec prudence et respect.

Le Pizzo d’Uccello demeure l’un de ces lieux où la géologie, l’histoire du travail humain et le silence de l’altitude se rencontrent dans un équilibre rare.

 

 

 

 

Livia Santoni

Livia Santoni

Je parcours la Corse pour raconter ses sentiers, ses villages et les histoires qui façonnent son identité. À travers mes articles, je cherche à transmettre un regard curieux et respectueux sur le patrimoine, la nature et celles et ceux qui font vivre l’île.