Septembre en Corse : 5 itinéraires entre mer, nature et villages

29 août 2026

Cinq itinerari per scoprire la Corsica a piedi a settembre: dalle coste di Saint-Florent e degli Agriates fino alla penisola della Parata, passando per i borghi della Balagne

La Corse, une destination idéale pour des vacances en septembre

La Corse est bien plus que des plages et de la mer : le long de ses côtes et dans l’intérieur, on découvre des sentiers panoramiques, des villages anciens, des tours génoises et des paysages méditerranéens encore sauvages.

De Saint-Florent à la Balagne, des Agriates jusqu’à Ajaccio, voici cinq itinéraires qui permettent de découvrir quelques-uns des recoins les plus pittoresques de l’île, entre promenades faciles, panoramas sur la Méditerranée et des lieux où la nature et l’histoire se rencontrent.

1 – Plage de la Roya, sentier du littoral et Anse Forlani

C’est une promenade simple mais très agréable celle qui, partant de Saint-Florent, longe la côte en direction de l’Anse Forlani, en alternant l’étendue sablée de la Roya, des portions de sentier littoral et de petites calanques donnant sur la mer de la Corse septentrionale.

Le parcours démarre depuis la Plage de la Roya, une longue étendue sableuse qui occupe le secteur côtier à l’ouest du centre-ville.

Dans la première partie, on peut rencontrer des amas d’algues et des restes de posidonies, surtout près du rivage, puis, en avançant, la plage devient plus dégagée et fréquentée.

Depuis la plage, on poursuit le long du Chemin du Littoral, en longeant la côte en direction de l’Anse Forlani.

Le paysage évolue progressivement : à la plage ouverte succèdent des portions plus isolées, avec une végétation qui rejoint presque le rivage et des aperçus du littoral de plus en plus intéressants.

Bien que le dénivelé soit minimal, l’itinéraire permet de vivre l’environnement côtier de manière plus immersive qu’une simple journée à la plage.

La destination de l’aller est l’Anse Forlani, une petite crique étroite et profonde où se déverse un cours d’eau.

Le tronçon côtier après la crique présente quelques criques, resserrées et abritées, idéales pour une pause.

Le retour peut être effectué en suivant la route asphaltée vers Saint-Florent, complétant ainsi une boucle.

Dans l’ensemble, il s’agit d’un itinéraire côtier facile, couvrant environ 8 kilomètres et avec un dénivelé positif d’environ 90 mètres.

 

2 – Cima di Sant’Angelo da Pigna

Au cœur de la Balagne, cet itinéraire relie quelques villages typiques à la Cima di Sant’Angelo, offrant de vastes vues sur la Méditerranée.

Le parcours démarre à Pigna, l’un des villages historiques les plus connus de Balagne. Après avoir traversé le bourg, on emprunte une route de terre qui conduit vers la campagne.

Le tracé atteint la route D151, près de l’église Notre-Dame de Latio.

De là, on poursuit sur le sentier qui conduit au convent de San Domenico.

Passé le couvent, la pente s’accentue sensiblement. On atteint une piste plus large, que l’on suit sur une courte Distance, profitant du terrain plus praticable.

Ici le regard s’ouvre sur Santa Reparata, L’Île-Rousse et les collines de Balagne.

Un peu plus loin, on rejoint un sentier latéral (murets de pierre), grimpant jusqu’à la Cima di Sant’Angelo, culminant à 553 mètres d’altitude.

Le sommet est le point fort de la randonnée : de là-haut, on bénéficie d’un panorama très étendu sur la Balagne, avec ses villages perchés, les montagnes de l’intérieur et, par temps clair, la mer.

La descente suit l’itinéraire d’ascension dans l’autre sens. Avec ses 6 kilomètres et environ 400 mètres de dénivelé positif, l’itinéraire demande un peu plus de trois heures.

 

3 – Anello L’Île-Rousse, Santa Reparata e Monticello

Cet itinéraire en boucle permet de découvrir l’arrière-poire des alentours immédiats de L’Île-Rousse, en passant par de petits villages de Balagne, des édifices religieux et d’anciens établissements, avec un trajet alternant des portions plus proches de la côte et des segments en pleine campagne montagneuse.

Après avoir quitté la cité de L’Île-Rousse, le parcours commence à prendre de l’altitude en se dirigeant vers les collines qui entourent la ville.

La montée conduit vers Occiglioni, petit village perché à environ 280 mètres d’altitude.

De là, le chemin continue à travers l’intérieur, rencontrant des lieux d’intérêt religieux tels que l’église Saint-Rocco et la chapelle de l’Annunziata.

Le parcours atteint ensuite Santa-Reparata-di-Balagna, l’un des villages les plus intéressants de l’itinéraire.

Situé sur les collines à courte distance de L’Île-Rousse, le village conserve l’aspect caractéristique des centres historiques de la région, avec les habitations regroupées autour des bâtiments religieux et des anciennes rues du bourg.

Après Santa Reparata, l’itinéraire se poursuit vers Monticello, restant sur les hauteurs qui dominent la côte.

À Monticello, on rencontre d’autres éléments du patrimoine local, dont l’église de San Sebastianu et la chapelle de San Carlo Borromeo.

Après avoir traversé Monticello, la descente passe par Vetrice et ramène progressivement vers la côte, jusqu’à atteindre à nouveau L’Île-Rousse et boucler l’anneau.

Le retour au niveau de la mer boucle un itinéraire très varié, où la dimension paysagère se mêle sans cesse à l’histoire et à l’architecture.

Un autre intérêt réside dans Punta Culumbaghja, une zone liée à la présence humaine ancienne et à l’histoire du territoire, qui ajoute une dimension archéologique à la promenade.

Dans l’ensemble, environ 12 kilomètres, avec 330 mètres de dénivelé positif et une durée indicative d’environ quatre heures et demie.

 

4 – La spiaggia di Saleccia e il Deserto degli Agriates

Cet itinéraire traverse l’un des tronçons les plus sauvages de la Corse septentrionale, le long d’une côte où la maquis méditerranéenne atteint presque la mer.

Saleccia se situe dans une zone isolée de la côte nord-ouest corse, loin des axes routiers et sans accès direct en voiture.

La plage est accessible par mer, via des pistes empruntées par des véhicules tout-terrain ou à pied.

Sa réputation repose surtout sur son sable très clair, ses eaux transparentes et la pinède qui s’étend juste derrière le rivage.

Le parcours suit le littoral à travers le Deserto degli Agriates.

Le nom peut prêter à confusion, car il ne s’agit pas d’un désert : c’est plutôt un vaste espace méditerranéen caractérisé par la maquis, des arbustes et des ravins, modelé par le vent.

La côte est jalonnée de sentiers qui, sur plusieurs tronçons, se rattachent à la tradition des célèbres Sentiers des Douaniers, anciens itinéraires utilisés pour surveiller le littoral.

Le chemin part de la zone de Saint-Florent et suit d’abord la côte vers Fornali.

À partir de là, le tracé devient plus sauvage, offrant des vues dégagées sur la Méditerranée.

L’un des points d’intérêt le long du parcours est l’ancienne Tour de Mortella, faisant partie du système défensif de la Corse.

En poursuivant, on rencontre également la plage de Fiume Santu et le cours d’eau qui se jette près du rivage.

Selon la saison et les conditions climatiques, le franchissement peut nécessiter une petite traversée.

Le trajet se poursuit ensuite vers Petit Lotu et la plage de Lotu, une autre des localités côtières les plus connues des Agriates.

De Lotu à Saleccia, il faut encore marcher environ une heure, mais on est récompensé par l’arrivée sur l’immense étendue de sable blanc, avec la pinède en arrière-plan et la mer limpide devant.

 

5 – Péninsule de Parata et tour génoise, aux portes d’Ajaccio

A quelques kilomètres du centre d’Ajaccio, la péninsule de Parata représente l’un des sites les plus spectaculaires du littoral occidental de la Corse.

Ici, le granit sombre de la côte s’avance dans la Méditerranée pour former un promontoire rocheux surplombé par une ancienne tour génoise.

Devant, immergées dans la mer à l’entrée du golfe d’Ajaccio, se distinguent les Îles Sanguinaires, l’un des paysages les plus célèbres de Corse.

L’itinéraire permet d’explorer la péninsule à travers un court parcours en boucle, simple et adapté même à ceux qui n’ont pas une grande expérience de la randonnée.

Le point de départ est le parking situé à l’extrémité de la route menant à Parata.

Depuis ce lieu, on suit d’abord un chemin piétonnier qui longe la mer et traverse la végétation de la maquis méditerranéenne.

Après le premier tronçon, on poursuit vers l’extrémité du promontoire. Le chemin devient sablonneux et suit la côte à travers une végétation basse, façonnée par le vent.

L’un des points les plus intéressants de la balade est la déviation qui mène à la tour génoise de Parata.

Construite entre 1550 et 1551 selon le plan de Giacomo Lombardo, elle faisait partie du système de tours côtières mis en place par la République de Gênes pour surveiller les littoraux de l’île.

Du haut de la tour, on peut continuer jusqu’au point extrême de la péninsule, où une plateforme panoramique permet d’observer de près l’archipel des Sanguinaires.

Caractérisées par des rochers sombres et des formes abruptes, ces îles émergent de la mer juste en face de la côte.

Après avoir atteint le sommet de Parata, l’itinéraire reprend en suivant l’autre côté du promontoire. Ici la côte est plus exposée aux vents dominants et le terrain devient légèrement plus accidenté, mais le sentier reste praticable.

À la reprise, on rejoint un second sentier qui permet d’éviter la section asphaltée et de revenir vers le parking.

Le parcours traverse le versant est de la colline, plongé dans une végétation plus dense, avec des lentisques et d’autres espèces typiques de la maquis méditerranéenne.

L’ensemble de l’anneau mesure environ 2,5 kilomètres et nécessite un peu moins d’une heure de marche effective. Le dénivelé est faible, avec environ 50 m de montée.

Visitez la page officielle de l’Office de tourisme

 

 

 

Livia Santoni

Livia Santoni

Je parcours la Corse pour raconter ses sentiers, ses villages et les histoires qui façonnent son identité. À travers mes articles, je cherche à transmettre un regard curieux et respectueux sur le patrimoine, la nature et celles et ceux qui font vivre l’île.