Quatre itinéraires à parcourir en août pour découvrir une Toscane plus fraîche et plus secrète : cascades, forêts, zones humides et anciennes œuvres immergées dans la nature
La Toscane au frais aussi en août : 5 promenades entre bois et cascades
Lorsque l’été apporte des températures élevées, la Toscane propose de nombreux itinéraires où se rafraîchir en marchant dans des environnements ombragés, riches en eau et éloignés des parcours les plus fréquentés.
Des Alpes apuanes à la Montagne Pistoise, des forêts côtières de San Rossore aux collines de Livourne, ces quatre trekking racontent une région différente, faite de bosques, sorgenti, torrenti et témoignages historiques cachés dans le paysage.
Ecco 4 itinerari al fresco in Toscana da fare in agosto.
1 – Cascate di Malbacco e Pozzo della Madonna
Parmi les destinations naturalistes les plus fascinantes des Alpes apuanes, les Cascate di Malbacco se situent à courte distance de Seravezza.
Elles mènent à l’un des coins les plus spectaculaires de la Versilia: le Pozzo della Madonna, une grande vasque d’eau limpide creusée par le torrent Serra au pied d’une cascade d’environ dix mètres de haut.
L’itinéraire est simple et adapté à presque tout le monde (difficulté T/E), avec environ 120 mètres de dénivelé et un temps de parcours compris entre 35 et 50 minutes.
Ph.: Gettyimages/Piero Zanetti
On part du parking situé juste au-delà du hameau de Malbacco et l’on poursuit à pied le long de la route asphaltée, qui en été est fermée à la circulation ordinaire.
Après quelques minutes on atteint la descente n°4, d’où un sentier pénètre dans la forêt et mène vers le torrent.
Après une première bifurcation et en longeant quelques ruines en pierre, on tourne à droite et on poursuit par de brefs contournements jusqu’à atteindre la cascade, traversant le torrent sur de grands blocs de pierre.
Le panorama est impressionnant: l’eau a modelé la roche en formant un toboggan naturel qui se termine dans une profonde pozza de couleur émeraude, entourée de cailloux blancs de marbre transportés par les crues.
En été, l’endroit est très fréquenté par ceux qui cherchent à se baigner pour se rafraîchir ou à se détendre immergés dans la nature, tandis que les plus téméraires remontent la paroi de la cascade pour se laisser glisser à nouveau dans l’eau.
Cependant, il convient de rappeler que la température de l’eau reste très basse même durant les mois les plus chauds et que le franchissement du torrent et les éventuels plongeons exigent toujours prudence.
2 – La Glacière de la Madonnina
Au cœur de la Montagne Pistoise, entre les villages de Le Piastre et Pracchia, cet itinéraire en boucle permet de s’immerger dans un paysage où la nature raconte une histoire faite d’eau, de forêts et d’ingéniosité humaine.
Le parcours, d’environ 13 kilomètres avec un dénivelé de 450 mètres, se déploie le long de sentiers et de routes forestières traversant des châtaigneraies centenaires.
Petits villages et nombreuses sources, jusqu’à atteindre la Glacière de la Madonnina, l’un des témoignages les plus importants de l’ancienne industrie du glaçon naturel en Toscane.
Ph: Associazione Ecomuseo della Montagna Pistoiese
Entre le XVIIIe siècle et les années 1930, la Vallée du Reno fut en effet l’un des principaux centres de production de glace de l’Arc Alpin toscan.
Les températures hivernales rigides et l’abondance d’eau permis le développement d’une activité qui, pendant plus d’un siècle, fut une ressource économique fondamentale.
A travers un système complexe de briglie e canali, l’eau était canalisée vers de petits bassins où, en hiver, gelait naturellement.
Les blocs de glace étaient ensuite découpés à l’aide d’outils spécifiques, chargés sur des charrettes tirées par des animaux et transportés vers les grandes glacieres en maçonnerie, où ils restaient conservés grâce à de solides parois en pierre et à une couche isolante de feuilles sèches.
De là, la glace arrivait dans les villes, les hôpitaux et les demeures nobles, devenant une marchandise précieuse bien avant l’apparition des réfrigérateurs.
La Glacière de la Madonnina est l’un des exemples les mieux conservés de ce système de production.
Son nom vient de la petite image de la Vierge qui était autrefois placée au-dessus de l’entrée, tandis que dans les environs restent visibles les anciens étangs artificiels, les goures et les ouvrages hydrauliques qui alimentaient la production de glace.
Le point de départ est le village de Le Piastre, situé à environ 740 mètres d’altitude, près de la confluence des deux branches de la rivière Reno, le Reno di Prunetta et le Reno di Campolungo.
From here, le chemin s’enfonce immédiatement dans un cadre typique de la Montagne Pistoise, caractérisé par des forêts, de petits cours d’eau et des témoignages de la présence humaine au fil des siècles.
L’itinéraire suit d’anciens tracés autrefois utilisés pour relier les bourgs de la vallée et conduit progressivement vers certains des lieux les plus significatifs liés à l’histoire de l’eau.
Long du parcours, on traverse des zones riches en sources et fontaines, éléments fondamentaux pour la vie quotidienne des communautés locales, et l’on atteint des localités telles que Botro, Le Forri et Vivaio, immergées dans un paysage où les châtaigneraies centenaires représentent encore aujourd’hui l’un des éléments caractéristiques.
3 – Dans le Parc de San Rossore, entre forêts et zones humides de Toscane
Au cœur du Parc Régional de Migliarino, San Rossore, Massaciuccoli, cet itinéraire permet de découvrir l’un des environnements naturels les plus particuliers de la côte toscane.
Le parcours en boucle, d’environ 5 kilomètres, représente l’une des meilleures solutions pour visiter la partie la plus accessible du domaine de San Rossore.
Ph: Gettyimages/MatViv80
L’histoire de ce territoire est étroitement liée aux vicissitudes politiques et princières de la Toscane et de l’Italie.
Déjà au Moyen Âge, la zone abritait des implantations religieuses et des monastères, mais c’est avec les Médicis que San Rossore commença à occuper un rôle central.
C’est précisément grâce à eux que furent répandus les pins domestiques, liés à la production du pinolo. Par la suite, la propriété passa sous le contrôle des Lorraine, des Bonaparte et enfin des Savoie.
Après la Seconde Guerre mondiale, elle devint patrimoine public et, en 1979, lors de la création du Parc, son usage fut réglementé afin de protéger un environnement de grande valeur naturaliste.
Le trekking démarre depuis l’entrée principale du domaine, près du Pont des Trombes. De là, on suit la grande allée jusqu’au Centre des Visites.
Puis on traverse la pelouse centrale pour atteindre le Viale del Gombo: cette longue allée rectiligne, encadrée par les pins domestiques, conduit vers la mer et constitue l’un des éléments les plus caractéristiques du domaine.
Le parcours se poursuit sur environ un kilomètre jusqu’à rencontrer sur la droite l’accès au Sentiero Sabrina Bulleri, une dérivation qui permet de quitter le revêtement asphalté et de s’immerger dans le véritable environnement forestier de San Rossore.
Le sentier traverse une forêt typique des milieux humides, où poussent de grands farnies, carpini et pioppi.
Sortant du Sentiero Sabrina Bulleri, on rejoint la zone du Paduletto, l’une des zones les plus intéressantes d’un point de vue naturaliste.
En suivant le petit chemin sur la gauche, on arrive à une petite cabane d’observation donnant sur le Chiaro del Paduletto, une zone humide saisonnière qui, durant certaines périodes de l’année, peut devenir un véritable refuge pour de nombreuses espèces d’oiseaux.
Reprenant le chemin, l’itinéraire traverse une roselière dense et conduit vers une clairière flanquée d’un canal.
En suivant le sentier jusqu’à son terme on atteint l’ornière du Fiume Morto Nuovo, qui est parcourue jusqu’à rejoindre les allées internes de la tenue.
De là on se dirige vers la zone de l’hippodrome, on longe l’espace vert et, après environ 800 mètres, on revient à la grande rotonde centrale et au Centre des Visites, complétant l’anneau.
4 – L’Acquedotto di Colognole: boschi, sorgenti e architettura settecentesca
Sulle colline alle spalle di Livorno, l’Acquedotto Leopoldino di Colognole rappresenta uno degli esempi più affascinanti in Toscana di incontro tra ingegneria storica e ambiente naturale.
Questo itinerario ad anello permette di scoprire le parti più spettacolari dell’opera idraulica costruita tra la fine del Settecento e i primi decenni dell’Ottocento per garantire l’approvvigionamento idrico di Livorno.
Il percorso è lungo circa 5,9 chilometri, presenta un dislivello di circa 270 metri.
Ph: Gettyimages/Goldfinch4ever
Le point de départ se situe près de la carrière abandonnée de la Fociarella.
En suivant le sentier 199, on s’enfonce progressivement dans la forêt. Le tracé descend lentement en traversant un environnement dominé par le maquis méditerranéen, avec quelques passages plus accidentés où il faut prêter attention.
Après environ un kilomètre et demi on atteint le torrent Camorra, où un petit gué conduit près d’un ancien moulin.
On remonte ensuite jusqu’à atteindre la route départementale, près de l’agglomération de Colognole, où il est possible de faire une brève déviation pour visiter le village.
Repris le parcours le long du sentier 125, on continue en légère ascension sur un tracé large et aisément praticable qui borde la route asphaltée, entrant de plus en plus au cœur de la zone de l’aqueduc.
Passée une barrière forestière, le chemin continue sur une route blanche jusqu’à prendre le sentier 125P, qui mène vers l’un des points les plus spectaculaires de l’ensemble de l’itinéraire: les sources des Polle Maggiori.
Ici émergent du bois les casotti septentrionaux caractéristiques, petites constructions en pierre nées pour protéger et contrôler les captages d’eau.
À partir de ce point, le chemin accompagne le visiteur le long du tracé de l’ancienne conduite, marchant aux côtés de la canalisation de l’aqueduc jusqu’à la jonction avec le bras provenant des sources supérieures de la Terrazza.
C’est précisément dans cette zone que l’Acquedotto Léopoldin montre son visage le plus spectaculaire.
Parmi la végétation apparaît un ensemble harmonieux de petits édifices, canaux, escaliers et structures en pierre qui semblent appartenir à un jardin caché: un véritable amphithéâtre architectural immergé dans la nature, où les éléments construits par l’homme s’intègrent au bosco environnant.
Les casotti d’inspection, transformés en élégants petits temples de goût néoclassique, racontent l’importance de l’œuvre et le soin de conception avec lequel elle fut réalisée.
L’aqueduc se déployait à l’origine sur environ 18 kilomètres, reliant les sources du torrent Morra à la ville jusqu’à la Gran Conserva di Riseccoli, le célèbre Cisternone livornese.
Pendant plus d’un siècle, il représenta une structure fondamentale et encore aujourd’hui certaines de ses parties continuent à jouer une fonction hydraulique pour les fractions.
Après avoir franchi un portail près d’une fontanelle, le parcours se poursuit en descente à côté de quelques anciens moulins, jusqu’à rejoindre de nouveau le sentier 199.
D’où l’on revient sur l’itinéraire de l’aller, traversant à nouveau le torrent Camorra et revenant au point de départ.